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Florian Girard ouvre son palmarès sur marathon Enregistrer au format PDF

Mercredi 22 avril 2026

Venu sur le marathon de Bonn (Allemagne), ce dimanche 19 avril, pour honorer l’invitation d’un équipementier, Florian Girard en est reparti avec la victoire sous le bras, sa première sur la distance.

Florian Girard, vainqueur du marathon de Bonn

Finalement, c’est lorsque l’on s’y attend le moins que cela vous tombe dessus. Vous pouvez vous préparer pendant des semaines, mettre toutes les chances de votre côté et rater votre objectif le jour J. Florian Girard n’avait aucun objectif, ce dimanche 19 avril du côté de Bonn (Allemagne), lorsqu’il s’est élancé pour couvrir les 42,195 km du marathon, et le succès fut au rendez-vous.

J’étais invité par mon équipementier pour promouvoir la marque, explique le licencié à l’AC Château-Thierry. Je venais pour effectuer une séance d’entraînement plus poussée en vue des championnats de France des 100 km (le 14 mai). Et puis, avec Farouk (Madaci, son entraîneur), on s’était dit que s’il y avait une opportunité… »

Sans vraiment chercher à la provoquer, cette possibilité de victoire a pris corps au fil des kilomètres sur l’asphalte allemand. « Il n’y avait que 180 m de dénivelé et il y avait surtout beaucoup de monde sur le parcours (2200 inscrits sur le marathon et 22222 au total), explique encore celui qui finira par s’imposer en 2h29’11. J’étais parti sur un 3’32 au km. Je me suis retrouvé dans un groupe de sept au 15e km. J’ai ensuite concédé du terrain (3’25 au km) mais je suis revenu et nous n’étions plus que deux à mi-course. J’ai fini par distancer mon partenaire, dont c’était le premier marathon, au 32e km. »

Cette dernière ligne droite, je l’ai savourée pleinement. J’en frissonne encore.

La suite ne fut que pur plaisir. « Je courais sans pression, par plaisir, pour me tester aussi après une blessure (œdème au 3e métatarse) mais cette dernière ligne droite en solitaire, je l’ai savourée pleinement. J’en frissonne encore  », narre Florian Girard. Lui qui avait établi son record sur la distance, et un nouveau record de l’Aisne, en février dernier à Séville (Espagne) avec un 2h15’55, s’est rassuré avant d’aborder l’objectif principal de sa saison.

«  Je veux décrocher ma qualification pour les mondiaux des 100 km, avance l’Axonais. Il faut boucler la distance en 6h38’ et être dans les quatre premiers. Je ne sais pas ce que je vaux sur cette distance mais je veux revêtir le maillot bleu une fois dans ma vie. C’est l’une des dernières opportunités. L’effort est différent et je sais que j’aurai moins de kilomètres au compteur que mes rivaux mais je serai bien plus frais mentalement. »

L’Axonais adore franchir ses limites, se dépasser, pousser la machine à l’extrême, « je sais qu’après une heure de marathon, j’en ai déjà marre alors six heures… », affirme-t-il. Mais pour avoir la chance de revêtir une fois dans sa carrière le maillot frappé du coq, les sacrifices les plus extrêmes en valent la peine. Surtout s’ils sont parsemés de succès dans leur phase préparatoire.

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