MARCHE / Nationaux 50 km à Reims Letourneau : un cap à franchir

samedi 27 octobre 2007
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Premier « 50 » demain pour« Je fais partie des favoris, je m’en fais un peu ». S’il parvient à maîtriser ce léger stress, Florian Letourneau se donnera toutes les chances de briller, demain à Reims, au départ du championnat de France des 50 kilomètres sur route, échéance cochée de longue date sur son agenda.

Car le challenge est double pour l’espoir 1re année de l’Athlétic-Club de Château-Thierry : « Terminer parmi les dix premiers du classement senior est dans mes cordes mais je pars surtout avec l’objectif d’entrer dans le top 5 ».

En confiance

Et, par la même occasion, figurer dans la présélection française pour la Coupe du monde 2008.
Bien qu’il se lancera pour la première fois sur la distance, l’éventualité est plausible d’autant que les trois meilleurs nationaux (dont Diniz), d’ores et déjà retenus pour les Jeux Olympiques, ne disputeront pas l’épreuve mondial fixée trop près (deux mois) du rendez-vous de Pékin. Il leur est inutile de s’aligner au départ du 50 bornes de la cité des Sacres.
La voie est ainsi un peu plus dégagée pour le résidant d’Etampes-sur-Marne, soucieux de respecter le tableau de marche établi avec son entraîneur Guy Legrand : « A Reims, les meilleurs couvriront la distance en moins de 4 heures. Personnellement, je me situe aux alentours de 4 h 15’. J’ai toutefois placé la barre à 4h10, chrono de niveau National 1 qui m’imposera un 12 km/heure de moyenne »..
Sous ses pas, le secret espoir d’élever encore ce tempo « entre le 10e et le 40e kilomètres au risque de me faire mal
vers le 35e ».

Florian Letourneau sait qu’il lui faudra en passer par là en espérant que le froid matinal accentué en bordure du canal ne lui joue pas un mauvais tour. « Je suis prêt, je ne me suis jamais senti aussi bien ».
Le jeune homme, que les pépins n’ont guère épargné, affiche une assurance qu’on ne lui a pas toujours connu, signe d’une confiance éprouvée au fil d’une préparation intensive.

Le modèle Diniz

De 100 bornes par semaine, rythme habituel, il est passé à 160 durant un mois et demi avant de terminer par deux semaines à 110, les 15 derniers jours à 50.

Florian a mis tous les atouts de son côté pour réussir dans son entreprise, sous les yeux de Yohann Diniz : « Je l’ai souvent côtoyé lors de différents stages ou en compétitions. J’apprécie l’homme et le marcheur. Sa réussite fait beaucoup de bien à la discipline ».
Un exemple à suivre…