MARCHE / Paris – Colmar Varain, l’avenir en marche

vendredi 20 juin 2008
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« Ce Colmar, je l'ai dans la tête depuis longtemps », dixit Cédric Varain. Cédric le Castel vit sagement son premier « Colmar ». Hier, il naviguait aux alentours de la dixième place.

AVEC Cédric Varain (28 ans en juillet) et Jérémy Cys (30 ans), la marche de grand fond semble avoir de beaux jours devant elle au sein de l’Athlétic-Club de Château-Thierry. Le premier nommé prend part cette année à son premier Paris-Colmar tandis que son camarade de club fourbit ses armes sur le « promo » ouvert aux néophytes, avant de s’attaquer à la course des As, l’an prochain.

Hier matin, sur le coup de 5 h 30, à l’heure prévue, Cédric Varain a signé sa feuille de route à Château-Thierry en 8e position sous les encouragements d’un nombreux public, séduit par la motivation et la volonté du jeune homme. En témoignent les deux sélectives qu’il s’est imposées à Graide (Belgique) où il s’est classé 2e et Château-Thierry alors que les organisateurs n’en exigent plus qu’une depuis cette année.

Cédric Varain a souhaité « faire comme avant » afin de se donner les meilleures chances « d’aller à Colmar dans de bonnes conditions ».
Ce n’est pas sans angoisse que Cédric Varain a vécu ses premières 24 heures en direction de l’Alsace. La faute à des ennuis intestinaux ayant nécessité l’intervention d’un médecin. « Il a dû ralentir son allure » indiquait-on, hier après-midi, au sein d’un entourage un tantinet gagné par l’inquiétude due à une perte de temps d’environ une heure sur le tableau de marche élaboré par son entraîneur Guy Legrand (également celui de Jérémy Cys).

Assurance

Ce ralentissement ayant favorisé le retour de l’arrière de l’expérimenté Francilien Bernard

Frechengues, le moral de Cédric Varain allait-il en prendre un coup comme on pouvait le craindre ? Rien de tout cela. « Ce Colmar, je l’ai dans la tête depuis longtemps. Il faudrait beaucoup d’impondérables pour me faire vaciller », lançait-il avec assurance et le brin d’insouciance d’une jeunesse bien décidé à marcher sur les traces de ceux qui, au pays de Jean de La Fontaine, ont montré la voie. Les Roby, Bordier, Morel…, ce dernier 3e l’an dernier avant d’ouvrir une parenthèse toujours pas refermée.

Hier en milieu d’après-midi, c’est un Cédric Varain requinqué qui a traversé Condé-sur-Marne aux alentours de la 10e place. L’objectif était de refaire le terrain perdu afin de parvenir dans les temps au repos de Mirecourt, au milieu de la nuit prochaine. Et reprendre la route, ragaillardi, samedi matin à Corcieux, en direction de Colmar où il espère couper la ligne « en 7e ou 8e position ». Cette jeunesse ne doute de rien.