Meru : championnat de Picardie

jeudi 23 juin 2005
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Nicolas Gosselin
Si le chrono ne fut pas au bout de l’effort, la manière (livré à lui-même) laisse augurer de bons espoirs pour le steeple-chaser castel Nicolas Gosselin

Même si les perfs n’ont pas été légion, les jeunes 02 ont affiché de la répartie.

PHILIPPE PARISOT et son groupe du CSCV Hirson avant l’heure sont partis à 6
heures dimanche matin. Et s’ils ont regagné leurs pénates avant les Castels,
qui bouclaient le programme avec Nicolas Gosselin sur 3.000 m steeple, leur
journée aura été bien longue.

Au nom de la tourne, l’EAC Méru recevait, sur une seule journée, les Picardie.
Et tout le monde ne s’est pas déplacé dans la " pointe " sud-ouest de l’Oise.

Séries très clairsemées, concours vite ficelés, pelotons maigrichons,
l’adversité a manqué stade Maurice-César.

Jusqu’à cette ultime épreuve sur laquelle le junior castel a occupé le devant de
la scène de bout en bout : "je voulais faire 9’30. La semaine dernière, à
Roanne, j’ai chuté à la rivière et me suis étalé à plat ventre dans l’eau. Je
suis reparti et ai fait 9’32", annonçait-il,"déçu" d’un chrono, dimanche, qui
le tient bien à distance des 9’10 requis pour un billet aux Europe juniors
lituaniens.

Reste que la perf N3 de Gosselin s’inscrit dans la continuité de celle (N3 itou)
de son " aîné ", Aloïs Moutardier (lauréat du 1.500m).

Le futur " Rémois " [1] n’avait plus couru depuis le 8 mai, au soir du premier
tour des Interclubs (notre édition de lundi).
Et s’il a puisé dans ses réserves pour se défaire d’un coriace Adil Manssouri
(SSQ). la rentrée du prodige axonais apparaît comme un gage de confiance
estival. Même s’il admet avoir en partie revu son objectif continental : "Le
minima est à 3’44"50. Et je n ’ai plus beaucoup de temps pour le faire...".

Pesin en flèche...

Si l’ACCT a plus que tiré son épingle du jeu - " 5 titres avec 7 participants ",
résumait le président Claude Dogny -, le Stade
Saint-Quentin n’a pas été en reste. Dans le sillage de Simon Pesin, auteur d’un
300 m virevoltant (36"36. N3). le SSQ a posé son empreinte sur l’anneau oisien.

Ainsi, les 800 m successifs enlevés dans la foulée par le junior Mathieu
Boiffier et son coach Thomas Doyen ont fait bien plaisir au président du Comité
de l’Aisne, le Saint-Quentinois Jacques Clin.

Certes, leurs chronos respectifs (2’03"42 ; l’58"37) souffriront de la
concurrence aux Pré-France châlonnais (seniors, 26 juin) et feignisien (2-3
juillet). Mais l’enthousiasme était de mise dimanche : " C’est bien pour
Mathieu. Il passe de 2’12 à 2’03 ". assurait le coach Doyen, heureux de son
premier titre picard en terre oisienne : "Je monte en puissance ", après " un
400 m aux Départementaux, un 800 m à Saint-Maur mercredi (dernier), où je fais 1
’57"45 -.j’étais dans la mauvaise série ".
A souligner, aussi, la beau sacre de l’espoir du SSQ, Noémie Ceschiutti, au
javelot (39.69 m. N3).

... Gayot aussi

Dans ce concert de titres 02, venue d’une jeunesse qui ne se pose pas de
questions, la partition de Marie Cayot vaut le détour.
Lauréate du 200 m, dauphine du 100 m de l’Oisienne Kelly Closse. la cadette
soissonnaise justifie les espoirs placés en elle.
" Elle progresse ", assure Christophe Rémy, l’un des coaches. C’est bien là
l’essentiel.

Christophe Devaud


[1" Je vais poursuivre le Staps à Reims par la mention management dans le sport,
qu’il n’y a pas a Amiens. Mon coach sera Vincent Phéiizot. Et je serai plus proche
de chez moi"