Le marcheur Philippe Morel face à son plus beau défi

mercredi 26 septembre 2007
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le 24 septembre 2007

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Un soutien chaque année renouvelé à « Fifi » (au centre).

Remporter Paris-Colmar en 2008 ? Dans un nouveau contexte, le challenge, bien que difficile, paraît très envisageable pour Philippe Morel, 3e cette année.

PLUS de trois mois après avoir terminé 3e et 1er Français de Paris-Colmar (440 km), Philippe Morel a reçu à Château-Thierry l’ensemble de ceux qu’il appelle avec reconnaissance « mes partenaires ». Les élus locaux, sponsors, supporters, les membres de son équipe, son président de club Claude Dogny etc., « Fifi » n’a oublié personne de cette grande famille « dont la confiance me touche et m’honore ».
Aux côtés de Dominique Veret, chef d’équipe, le Châlonnais d’adoption est revenu sur sa performance « sans réels coups de fatigue ».

Très tenté

En point d’orgue, la lutte pour le podium commencée avec l’Alsacien Paul Gilg, poursuivie et terminée dans un mano a mano à suspense en compagnie du Havrais Alain Costils « dans un véritable esprit sportif ».
Après avoir coupé avec la marche pour mieux s’occuper de sa nouvelle habitation, le chef de file de l’Athlétic-Club de Château-Thierry doit encore faire face à quelques obligations avant de se remettre en route probablement début novembre. Avec quels objectifs ? Une phrase revient inéluctablement : gagner à Colmar ! Et pour cause. En 2008, un nouveau contexte se présentera à Philippe Morel. Le meilleur marcheur mondial, le Polonais Urbanowski (10 victoires à Colmar, record absolu) a confirmé son retrait des compétitions laissant ainsi la place à de nombreuses convoitises.

Ils sont désormais plusieurs à envisager une victoire dans la cité alsacienne. L’expérimenté Russe Rodionov (2e cette année) fait partie des prétendants tout comme
la nouvelle vague incarnée par les Bélarusses Dvoretski et Lukashevich, les Français Costils, Heinrich et Regy qu’il ne faut peut-être pas enterrer trop vite après son abandon surprise en juin dernier. Entre ces deux générations, Philippe Morel (42 ans) a une belle carte à jouer.

Son potentiel peut lui permettre d’égaler (sinon mieux) Rodionov tandis que son expérience est très supérieure aux nouveaux venus. Conscient de cette nouvelle configuration, Philippe Morel est bien sûr très tenté de remettre en route avec une motivation décuplée. D’autant qu’à la perspective de gagner à Colmar s’ajoute l’ardent désir de gagner pour la première fois les 200 kilomètres de Château-Thierry, qualificatifs pour le Colmar.

Confiance, soutien…

Conseiller général du canton de Charly-sur-Marne mais aussi kiné sur l’épreuve, Georges Fourré lui a confié son intime conviction :
« Tu t’es rapproché des meilleurs. Tu es capable, selon moi, de gagner une heure sur la course à condition d’avoir à cent pour cent cet objectif en tête ». Pour ce qui est des encouragements, Philippe Morel n’en manquera pas. « On se met à rêver d’un Français du sud de l’Aisne 1er à Colmar.
On fera tout pour te soutenir » a lancé Jacques Krabal, rejoint dans ses propos par nombre de personnes présentes. Un nouveau et très excitant challenge s’ouvre à Philippe Morel qui, avant de se lancer une nouvelle fois dans l’aventure et faire face aux nombreux sacrifices engendrés s’est accordé un délai de réflexion.