Marche : championnat de FRANCE DES 50 KM à REIMS

lundi 29 octobre 2007
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Florian Letourneau (ACCT).
Un championnat de France de marche à Reims ? Juste retour des choses pour l’Efsra, qui, après avoir contribué à ceindres de tricolore Aurélie Breton et Amélie Lhéritier, vient de renouveler les lettres de noblesse de la discipline grâce à Yohan Diniz, élu athlète de l’année.

Dommage que la Cité des Sacres n’ait pas dévoilé ses atours autrement que par un circuit coincé entre deux ponts (Fléchambault et Huon).
Quel couronnement eut représenté pour Sébastien Biche, roi du 50 kilomètres, la possibilité de remonter vers le parvis de la Cathédrale.
Pour les Régionaux, en revanche, la matinée n’aura pas pris le pas d’une marche triomphale. Pour Eddy Roze, l’épreuve aura été de terminer une nouvelle fois au pied du podium : « Encore 4e alors que je me sentais bien jusqu’au 30e kilomètre. J’ai dû m’arrêter et Johan Augeron qui se trouvait avec moi a mis un taquet. J’ai usé beaucoup d’énergie pour revenir. J’avais des crampes au bras et au quadricep gauche. Il a fallu gérer. » Néanmoins, devant l’Amiénois, Davaux, Houssaye et Biche évoluaient un cran au dessus.

Letourneau au ralenti

Et d’autres Picards n’auront pas aussi bien terminé. Pour son premier 50, Florian Letourneau fondait de gros espoirs d’y réaliser un bon chrono en plus d’une première place chez les...Espoirs.
« On était parti là dessus, expliquait son entraîneur Guy Legrand. Il a commencé à être en difficulté entre le 22e et le 24e kilomètre. Puis il a du s’arrêter au 26e et ça n’allait plus du tout par
la suite. »
Le jeune Axonais, au bord de l’abandon, allait repousser la douleur afin de sauvegarder un titre menacé par le Lillois Benjamin Leaute. Regonflé aussi par Jérémy Cis, Letourneau se relançait à un mauvais rythme. « Une marche de fond qui ne lui correspond pas, jugeait Guy Legrand. Il a pris une grosse claque en perdant le titre dans les 4 dernières bornes. C’est le sport. »

Un autre novice, le Rémois Philippe Mast, sera également passé par la souffrance pour mieux terminer au courage. « C’est horriblement dur. Un véritable mur s’est dressé devant moi à partir du 30e kilomètre. Les jambes ne répondaient plus, je ne pouvait plus relancer. Mais le pire aurait été d’abandonner. Tant pis pour mon temps, j’aurais été encore plus déçu de ne pas terminer chez moi ».