Cross-country (Aisne) / Moutardier récupère son bien

lundi 9 janvier 2012
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Xavier Lars (70) Guillaume Rouger (36) Jérôme Noizier (50) tentent de s’accrocher à Alois Moutardier (6), qui ne va tarder à opérer la sélection

AISNE. Alois Moutardier avait faim de victoire. Le Castel, 6e en 2011, a vite sorti les crocs pour ne laisser que des miettes à ses adversaires.

DU côté de l’AC Château-Thierry, personne n’a été réellement étonné par le récital d’Alois Moutardier.
Le Sud-Axonais voulait récupérer un titre que son coéquipier, Nicolas Gosselin, lui avait emprunté l’année dernière. À l’époque, Alois, blessé, n’avait pu finir qu’à une modeste 6e place, indigne de sa stature.
Alors oui, le garçon ne s’en était pas caché. Il voulait renouer avec la tradition, reprendre les bonnes habitudes. Celles qui font de lui le meilleur crossman du département.

Comme chez les filles, la course élite masculine est partie sur des bases très rapides. Six hommes, Moutardier et Gosselin (ACCT), Noizier (ESCT), Lars (SSQ), Grandpierre et Rouger (CAB), ont pris les commandes devant un Crowet attentiste.

Lors du premier des trois grands tours, le groupe de tête s’est délesté de trois unités (Gosselin, Grandpierre et Lars) mais a récupéré Crowet.
A peine la première boucle achevée, Alois Moutardier a placé une première accélération à Rouger, littéralement scotché sur place par le coup de canon du Castel.
Crowet et Noizier ont serré les dents pour contenir l’impulsion d’un Moutardier écœurant de facilité.
Surpris de voir encore quelques éléments s’accrocher à ses basques, Moutardier a remis une seconde couche qui déposera Noizier.

L’erreur de Crowet

Le duo Moutardier - Crowet pouvait s’envoler pour un mano à mano que tout le monde espérait des plus serrés. Mais le Castel, pourtant pas en forme optimum, ne pouvait être battu.
L’Hirsonnais a joué son va-tout dans l’ultime kilomètre. « J’ai accéléré mais j’ai trop serré un virage à gauche. Je me suis retrouvé dans la boue. Alois a pris quatre mètres que je n’ai jamais pu combler. »
C’est donc seul que le coureur de l’ACCT a franchi la ligne d’arrivée. « Je pensais que ce serait plus facile pour moi. Léo a bien tenu jusqu’à ce qu’il commette son erreur. Il avait la pression car il savait que je le battrais en cas d’arrivée à deux. Il m’a vraiment bluffé. »
Derrière les deux hommes, Jérôme Noizier a terminé l’épreuve à son rythme accélérant même dans le sous-bois pour tenter un improbable retour sur le Thiérachien.
À bonne distance du Ternois, le Belleusien Rouger a su résister à ceux de Gosselin et de Robin.
2012 voit donc Moutardier reprendre la main. Le Castel ambitionne un bon classement au pré-France de Vrigne-aux-Bois (Ardennes, 19 février), quitte à faire de la figuration au Picardie.

Frédéric HOURIEZ


Cross-country (Aisne)/ Le vétéran, Guille un cran au-dessus

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Le départ des vétérans, première « meute » du jour.

La forêt de Retz, à Villers-Cotterêts, aura finalement souri au postier de Saint-Quentin, Franck Guille, qui a remporté hier son premier titre départemental.
Bien que figurant sur la grande liste des vainqueurs potentiels, encore fallait-il avoir les jambes pour se défaire de l’importante horde de poursuivants, tous plus motivés les uns que les autres !

Une surmotivation qui s’expliquait en partie par les absences, surprises et non expliquées, des Laonnois Jacques Frieddrich et surtout du tenant, Stéphane Gouilliard, annonçant alors une course encore plus ouverte.

Parti sur les chapeaux de roue, un groupe de six coureurs, composé de deux Saint-Quentinois (Franck Quille et Jacques Lasson), de deux Laonnois (Ali Saddedine et Christophe Lamoureux), du Fresnoysien Cyrille Deproot et de l’indéboulonnable José Bastos (AC Château-Thierry), se portait immédiatement aux commandes.

Imprimant un rythme assez élevé dès le départ, le groupe se détachait rapidement pour se concentrer, à peine la fin du premier tour, sur la stratégie à mettre en place pour la victoire finale.

Bien en jambe sur cette « course d’un jour », Franck Guille devançait, à l’entame de la dernière boucle, de près de dix secondes, le petit trio formé par Cyrille Deproot, José Bastos et Jacques Lasson.

Derrière le quatuor de tête, les deux « FC Laon », Ali Saddedine (V2) et Christophe Lamoureux, décidaient, quant à eux, de joindre leurs forces pour résister au retour de David Lescarmontier, en embuscade.

Bastos, « sur la boîte » vingt ans plus tard

Conscient qu’il ne fallait pas laisser partir Franck Guille, le Fresnoysien Deproot tentait alors le diable pour revenir, mais laissait par la même occasion un peu de « gomme » dans l’effort.
Sans le savoir, il venait de sceller définitivement l’issue de la course, puisqu’il manquait de jus lorsque dans le dernier tour, le postier saint-quentinois plaçait son accélération. Qui n’allait plus être rejoint.
Les positions ne variaient pas et le Castel José Bastos, vainqueur sur ce même parcours il y a 20 ans en espoir, prenait la 3e place.

J.-B.B.